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Comptabilisation de l'aide
Les gouvernements européens se sont engagés à augmenter leur Aide publique au développement (APD) de 38.3 millions de dollars pour 2010. Cela signifie, si l'engagement est tenu, que les pays européenns contribueront pour plus de 60% de l'APD totale. Cependant, il n'est pas du tout certain que ces engagements soient respectés. Les donateurs européens ont souvent fait des promesses dans ce sens mais ne sont pas passés des paroles aux actes. Comme Eurodad le revelait récemment dans ses rapports sur la question, un tiers de l'aide pour 2005 et pour 2006 provenait simplement d'artifices comptables tels que le transfert d'argent d'un ministère à l'autre.
Eurodad continue à dénoncer ces pratiques et demande l'arrêt de la comptabilisation de l'aide "gonflée", telle que les annulations de dette (particulièrerment les dettes des agences de crédit à l'exportation), les dépenses liées à l'accueil de réfugiés dans les pays donateurs et les coûts imputés aux étudiants étrangers. Eurodad plaide la fin de l'aide liée y compris l'assitance technique. Des estimations montrent que jusqu'à 40% de l'APT totale est liée à l'achat des biens et services dans les pays donateurs et que l'on dépense 13 milliards de dollars à payer des consultants de pays donateurs, ce qui gonfle énormemnt la valeur réelle de l'aide qui va aux pays en développement.